Spéciale dédicace aux femmes touchées par l’endometriose

Une super illustration de l’endometriose, bien pédagogique et bien en colère comme il faut, avec un happy end 😉
J’ai la chance de ne pas faire partie des 10% de femmes concernées…. Je pense bien fort à elles et je leur fait plein de bisous !!!

http://vidberg.blog.lemonde.fr/2014/03/13/lendometriose-une-maladie-meconnue-qui-touche-1-femme-sur-10/#xtor=RSS-32280322

Les réponses précises au monitoring pendant la stimulation

Un post rapide pour partager avec vous toutes ce lien vers le site Natesens qui apporte plein de réponses et d’informations concernant le monitoring pendant la stimulation en FIV.

http://www.natisens.com/Articles/Fecondation_in_vitro/Monitorage_ovulation/Echographie_monitoring.html

Je vous laisse avec ça, je vais me poser et écouter mes follicules grandir 😉

La thyroïde…… Manquait plus qu’ça……

C’est grâce au documentaire « quand l’enfant se fait attendre » ( revu avec un immense plaisir cette semaine ) que je me suis penchée sur les risques d’échecs en FIV liés aux dérèglements thyroïdiens….et que je me suis remémorée que j’avais essuyé un sérieux problème de thyroïde lors de ma première grossesse dans ma période de dinde fertile, il y a 14 ans.
La thyroïde, située dans notre gorge, est le grand chef d’orchestre de notre organisme. Elle agit, grâce aux hormones qu’elle produit (la tétraïodothyronine et la triiodothyronine), sur tous les organes vitaux, pour les faire fonctionner à la bonne vitesse. C’est pourquoi, lorsqu’elle tombe en panne, cela peut créer de multiples problèmes… Les hormones thyroïdiennes jouent également un rôle primordial dans le développement du fœtus puis dans la croissance de l’enfant. Selon le dysfonctionnement constaté, on sera en hyper ou en hypothyroïdie. Et ces deux affections ont de sérieuses conséquences sur la fertilité…..
Alors histoire de poursuivre ma recherche sur les facteurs explicatifs de nos échecs précédents (on va encore patienter pour qualifier correctement celui qui est en cours 😉 ), je me suis dit que je n’allais pas attendre et que j’allais demander une ordonnance à mon médecin traitant pour aller tchecker mes taux de TSH/ T3 et T4….. Et je ne suis pas mécontente de l’avoir fait:

Mes taux de T3 et T4 sont bons mais ma TSH est dans la fourchette haute (3,61 alors que la norme Max est de 4)….

Ce genre de taux associé à un taux de T4 normal est symptomatique d’une hypothyroïdie infraclinique, discrète hyper casse couille à diagnostiquer puisque les symptômes peuvent être peu bruyants. Les voici, décris par doctissimo….

« Fatiguée, épuisée, vannée, vous avez tout le temps envie de dormir, surtout dans la journée. Vous vous sentez déprimée et votre humeur est instable avec plus de bas que des hauts. Vous souffrez fréquemment de trous de mémoire, de difficultés à penser et à vous concentrer, parfois votre parole devient même difficile. Votre peau est sèche, froide, épaisse et écailleuse, vos cheveux tombent et vos ongles cassent facilement. Vous grossissez sans raisons apparentes, vous êtes gonflée et constipée, et vous avez toujours froid. Votre rythme cardiaque est plutôt ralenti.« 

Vous serez d’accord pour dire que l’on peut avoir quelques uns de ces symptômes sans se douter qu’il s’agit en fait d’un dérèglement de la thyroïde qui vient flinguer nos rêves de BB……..

De nombreuses études ont rapporté un lien entre hypothyroïdie et infertilité notamment par l’intermédiaire des troubles du cycle, de l’ovulation, souvent observés dans cette pathologie. Par ailleurs, la présence de certains anticorps semble augmenter le taux de fausses couches spontanées et ce dysfonctionnement de la thyroïde a aussi de sérieuses conséquences sur la nidation…… Voilà, voilà……. Rien de moins.
De plus, il faut savoir que les traitements de stimulation peuvent aggraver cet état de fait du dysfonctionnement thyroïdien…… J’ai lu des commentaires de pmettes qui avaient vu leur taux exploser au cours d’un seul cycle de stimulation…… Et je me demande si ça n’est pas mon cas.

La bonne nouvelle c’est que ça se « soigne » avant ou pendant la grossesse et une étude a démontré l’effet bénéfique potentiel d’un traitement par L-thyroxine dans ces indications, en phase de stimulation amont à une FIV.

Les solutions et leurs effets sont tellement pas croyables en terme d’amélioration du nombre de grossesse, de diminution voir de résorption du taux de fausses couches spontanées (l’etude en cliquant ici) que je me dit qu’il faudrait un peu plus systématiser la recherche de ce type de dérèglement chez nous autres, les infertiles… Ma Gyneco ne m’a rien prescrit en la matière, j’avance sur cette route toute seule et je me dit que j’aurais peut être pu gagner du temps si on m’avait juste ajoutée cette prise de sang à toutes les autres demandées dans le cadre du dossier de PMA….Bref…. Les regrets ne servent pas à grand chose…. Regardons devant nous….

Alors dorénavant, mon plan de bataille est le suivant:
– contacter ma Gyneco pour lui en parler
– lui demander de me donner les coordonnés le plus vite possible d’un confrère endocrinologue qui saura me traiter dans le cadre de la pma
– prendre rdv le plus vite possible avec le nouveau docteur quel que soit le résultat de mon TEC actuel car il faudra me traiter, que je sois enceinte ou en désir de l’être…
– attendre le verdict de ma prise de sang semaine prochaine le plus sereinement possible

Pfffffffff………… L’épreuve continue………

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Dilemne et complexité

Me voici de retour après quelques journées de silence, de digestion et de préparation de la suite…..

Le silence était nécessaire…. j’avais besoin de faire passer du temps sur notre plaie, sans parler……. les larmes viennent trop vite quand la douleur est récente et je n’aime pas montrer mes larmes. Seul l’Hôm les connait, les voit arriver (mon nez qui se pince, ma gorge se serre, et mes yeux qui crient « help… »… Seul l’Hôm peut les stopper, son épaule a pris un taux d’humidité hors du commun au cours du week-end 😉

La digestion fait partie du process ….cette phase là n’est jamais très longue chez moi…et juste après, c’est la phase d’attaque, de mise en place et d’action, ma préférée, la plus simple en fait …..

Dans cette phase de mise en oeuvre, nous avions donc rdv avec notre gynéco hier midi.

L’objectif était unique, simple et non négociable (pffffff… morte de rire……. comme si on avait le pouvoir sur la situation …): « je veux faire une nouvelle tentative avant de partir en vacances en Août ».

Ouais ouais ouais…….Sauf que…….. c’était sans prévoir l’imprévisible:  un invité a fait son apparition dans mon utérus pendant la période de stimulation….. un invité de ceux que le physio ne laisserait pas entrer si on était en boîte…. un fucking fibrôme….

Définition: « le fibrome, ou myome, est une sorte de boule dure et blanche, de diamètre variable qui se forme à partir de muscle utérin. Il s’agit d’une tumeur fréquente et bénigne qui n’a rien avoir avec un cancer. Dans la grande majorité des cas, il n’entraîne aucun symptôme. »

Le mien, mon nouvel ami, fait 8 mm…. une petite balle de 8 mm….. autant dire que ça n’est pas un fibrome de compét’… mais sa particularité c’est de faire partie du type de fibrome hyper casse-c. lorsque l’on souhaite être enceinte….. c’est un fibrome sous muqueux…..et, je vous le donne en mille……. »des fausses couches précoces peuvent survenir si le fibrome est localisé à l’intérieur de la cavité utérine (myome sous muqueux). Des contractions utérines peuvent aussi survenir, nécessitant un repos ou un traitement médical, voire une hospitalisation en cas de risque d’accouchement prématuré. » Ces infos sont issues des échos faites pendant le stimulation mais dont l’objectif n’est pas et ne peut pas être de diagnostiquer un fibrôme.

La gynéco m’a dit que je pouvais faire un 2e essai sans attendre, les fibromes n’ayant pas systématiquement de conséquences fâcheuses et le mien devant encore être précisément diagnostiqué lors d’une hystéroscopie…. Là…. je me met en « pause »…….Pour rappel, lors de la mise en place de mon dossier de PMA, j’ai du réaliser une Hystérosalpingographie (truc de fou à écrire et à dire…) et l’examen m’a fait faire un joli malaise….. donc dès que j’entends « hystéro-truc », je commence à me sentir mal……. mais l’hystéroscopie est beaucoup moins « intrusive » et consiste juste à glisser une mini caméra dans l’utérus permettant un diagnostic plus rapide et plus fin que l’échographie… à l’échographie, le doute sur un fibrome peut venir d’une image « construite » par la machine…. seule l’hystéroscopie permettra d’affirmer:

1) l’existence de ce fibrome

2) sa taille

3) des préconisations pour la suite (retrait, etc)

Je suis vachement motivée par l’opération (sou anesthésie générale, sortie dans la journée) car les rares études qui existent sur le sujet (trouvées cette nuit sur internet, je suis une forcenée….) indiquent quand même des taux de grossesse après myomectomie (retrait chirurgical du fibrome) progressant à 43,3% contre 27, 2% en cas de fibrome sous-muqueux…. je suis doublement motivée car si ce fibrome reste en moi, j’aurai toujours peur, si le TEC fonctionne, de faire une fausse couche, même tardive……

Pfffuuuuuuuuuuuuuiiiiiiiiii……… ça semblait simple hier midi avant le rdv……. du coup, c’est devenu très complexe en deux minutes……..

Marylin doute 2

J’ai décidé, en accord avec ma gynéco, de partir pour un TEC quand même sur fin juin début juillet… le traitement (hyper light, ça va me faire des vacances) commencerait le 25.06 pour un transfert autour du 09.07, prise de sang le 19.07 et…. verdict….

J’ai déposé mon dossier aux infirmières qui ont failli refuser de planifier sur fin juin, trop chargées…… mais après discussion sans pression, elles ont fini par me dire « bon, on enregistre votre dossier mais c’est exceptionnel….. »….. je dois quand même rappeler ce matin pour confirmation……

EDIT:

Grâce à Titine ci dessous dans les comments, je viens de booker un rdv d’hystéroscopie pour le 28.06 en cabinet de gynéco privé……  cela devrait nous donner des infos permettant le maintien ou non du TEC dont la mini stimulation aura à peine débutée…. si le fibrome est 1) confirmé 2) véritablement gênant pour une grossesse, je pense que je ferai des pieds et des mains pour booker l’opération à la place du TEC sur Juillet…… et redémarrer les TCE à la rentrée….ça laisse pas mal d’espoir non ?………………….

Devenons des pros du transfert d’embryons vitrifiés….

Ce lundi matin, orages (o désespoir, blague pourrie) sur Paris… tempête et déluge s’abattent sur mes épaules blasées pendant que je vais faire ma 3e prise de sang… celle qui va constater l’échec de notre 1er transfert issu de notre FIV IMSI du mois de Mai.

le square du temple fait la gueule

On dit souvent que le climat a une forte influence sur l’état d’esprit des individus mais là, en l’occurrence, j’ai l’impression que c’est mon univers intérieur qui se lit dans le ciel……. je le trouve assez en cohérence avec mes états d’âme du week end…..

o

(O)rage et désespoir de cet échec m’ont conduit à pleurer pendant près de 24h (ah oui, moi je fais vraiment pas les trucs à moitié)…. Du coup, j’ai une migraine de science fiction qui s’est installée depuis samedi et qu me tient chaud, jour et nuit….. les doliprane 1000 ont beau être devenus mes meilleurs amis, elle ne part pas… et j’ai l’intuition qu’elle va s’installer jusqu’à ce que mes régles viennent tout nettoyer sur leur passage… en mode napalm…… pour que le ciel puisse s’éclaircir et laisser place à nouveau au soleil, à l’espoir.

La suite pour semble être un TEV (transfert d’embryons vitrifiés). Rappelez vous: suite à la ponction 5 ovules avaient été fécondés et poussés jusqu’à J5. Après mon transfert de l’un d’eux, les 4 autres ont été vitrifiés.

Il est donc grand temps de faire un billet qui va rassembler toutes mes trouvailles sur le sujet et vous imaginez à quel point je me suis mise à chercher des infos à ce sujet comme une brute histoire de dépasser ma tristesse…..

Alors première précision sur le processus de la vitrification des embryons:

La vitrification des embryons est une technique de congélation ultra-rapide (azote) qui garantit un taux de survie de 9 embryons sur 10 comparativement à la congélation lente classique qui a des taux de survie plus proche de 40%.

Quels sont les protocoles en matière de TEC/TEV (source Fivfrance.com)?

En premier lieu, un bilan préalable d’évaluation de l’endomètre est indiqué pour le succès de l’implantation. En fonction de ce bilan, le clinicien pourra opter pour l’une des solutions suivantes :
aCycles spontanés : Si la patiente présente des cycles naturels de bonne qualité, il est possible, sans traitement particulier de suivre l’évolution du cycle afin de bien contrôler l’évolution et la qualité du follicule obtenu naturellement.
aCycles Stimulés : Dans certaines conditions on pourra effectuer une légère stimulation ovarienne avec déclenchement programmée de l’ovulation et contrôle de l’aspect de l’utérus.
aCycles substitués (ou artificiels) : Dans Ce dernier cas de figure, en l’absence de cycle, on pourra créer un cycle artificiel en 2 temps, en utilisant l’estradiol et la progestérone associés souvent à des traitements de complémentation (agoniste, HCG,) ,

Le transfert s’effectuera généralement en fonction de l’âge des embryons de J3 à J5 après le déclenchement de l’ovulation selon le niveau de maturité de l’embryon.

Le premier avantage est qu’il s’agit d’un protocole normalement plus léger que celui de la FIV… et quand je me souviens à quel point « la ponction m’a tuer », je suis plutôt contente d’avoir cette période de 1 ou plusieurs transferts avant de devoir éventuellement penser à nouveau à un protocole complet de FIV…..

Le second avantage est qu’au vu de la simplicité du protocole et de ses effets collatéraux moindres pour la femme, plusieurs transferts très rapprochés peuvent être mis en oeuvre si les embryons survivent à leur dévitrification… et ça, c’est plutôt carrément top car ma gynéco m’avait dit il y a quelques mois que nous devrions attendre au moins 2 mois avant de réitérer une nouvelle FIV si la 1ere échouait…

Voila.

Nous devons maintenant attendre cet après midi pour avoir ma gynéco au téléphone et lui demander la mise en place asap de ce TEC…………………….. je prie pour que l’on puisse faire au moins un essai avant les vacances…..

ÉDIT:
Rdv mercredi 19/06 à 12h avec notre Gynéco pour faire le point sur notre FIV et l’essai en TEC à venir.

J12, mon corps me parle…. oui mais…..

J’ai pas mal hésité à publier cet article parce que:

– des dizaines existent déjà sur le sujet des « symptômes grossesse post transfert » (oui, j’avoue, j’ai fait des tas de recherches même si, dans notre situation « Google, c’est le maaaaal » comme dirait Titpouce ;))

– en +, on sait bien à quel point notre mental nous joue des tours lorsque l’on désire si fort  que le miracle arrive

– et surtout, la progestérone que je m’offre deux fois par jour par ovules interposés peut produire aussi la plupart des symptômes dont on parle toutes à cette étape là de la « couvade »….. (j’ai des images de poules qui me viennent à chaque fois, c’est affreux…. je déteste les poules…)

Pourtant, et c’est ce qui m’a fait pencher vers « ok, je le publie », j’ai relus hier plusieurs blogs de la toile sur ce sujet et, bizarrement… ça m’a aidé de lire les expériences de chacune, différentes, à cette étape là malgré le risque de « faux signes dits sympathiques » dus au traitement de cheval qui est le nôtre….

Beaucoup d’entre vous le savent; cette étape est hyper angoissante : on touche à l’issue de la tentative n°x, au summum de notre état de stress et d’espoir et, en même temps, on s’approche du pont d’orgue du paradoxe de la PMA: tout est possible et tout peut s’écrouler.

On est figées en mode pensée focalisée/centrée sur une seul sujet, face à une forêt de

 

au moment où on a plus que jamais besoin que dame nature choisisse……………….

 

Et bien sur… on doit juste attendre….. encore…………………………… C’est pas comme si on attendait depuis des années pour certains et au minium des mois …..

Ok, soyons un peu zen, pour moi, il s’agit d’attendre encore 3 jours…. je sais bien que, dans l’absolu « allez…ça va passer vite… » ou bien « il FAUT que tu pense à autre chose » … Je sais bien tout ça…. mais pendant ce temps là, malgré tout, je psychote sur les réactions de mon corps, les changements qui me frappent, les signaux plus discrets………la PMA aiguise les sens alors que les grossesses « naturelles » traversent la plupart du temps cette période là en toute transparence….. C’est d’ailleurs, au passage, le seul vrai point positif de la PMA selon moi…. c’est que l’on participe et on connait parfaitement chaque étape, aujour près, de la conception de notre (nos) BB….. Pour le coup, le terme « faire un enfant » s’applique parfaitement aux couples en PMA…. Oh que oui, ils font un enfant de A à Z……

En bref et pour rejoindre le thème de ce billet, je viens de rejoindre le (grand) club des filles qui ont fait la check list de leurs « signes » et, comme chacune, je vais les partager avec vous…. Vous noterez à la lecture que je n’ose pas dire « symptômes » tellement la possibilité d’un échec et la déception/tristesse qui l’accompagneront restent totalement envisageables/présents…

Allez zou ! on y va pour la chek list de grand dinde de la PMA que je suis ;)…..

Et ça a commencé dès le retour maison post transfert….si, si, je sais que c’est impossible mais tout a commencé mardi dernier… Un joli blasto venait de m’être transféré et nous rentrons à la maison avec l’Hôm…. émus à en pleurer……

Il va nous chercher à manger chez Rose, il choisit la salade que je mange tout le temps sans souci (salade de carottes rappées aux graines + carrot cake à se taper le Q par terre tellement je l’aime….. assez proche du menu d’un lapin non?)….. et là…. je ne peux pas avaler une seule cuillère de ma salade. Je suis littéralement et à 100% dégoûtée. Je ne déconne pas. J’en ai le bide retourné rien qu’à la sentir et je ne peux pas la toucher.

Bon….. passons là dessus…. c’était juste le début… je devais être un peu perturbée/bouleversée/fatiguée …

Pendant tout le reste de la journée  on est toujours dans les heures qui suivent le transfert),  j’ai eue la sensation continue de « sentir » mon bas ventre « travailler »…. toute la journée qui s’en ai suivie… si, si…

La nuit, au moment d’aller me coucher, de drôles/bizarres sensations dans le haut de la cuisse gauche, à l’endroit où l’artère balance le sang…. ça ressemblait à un afflux sanguin plus dense, plus volumineux et que j’ai ressenti régulièrement jusqu’au lendemain et les jours suivants. Si j’étais proche de mes règles, j’aurai pensé que ce signe était leur annonce mais là, on était à 10/12 jours de la date prévue pour les règles donc….. non, ça n’est  pas ça…très souvent dans la journée, je ressens ma circulation sanguine bizarre, qui tire dans mes jambes et dans l’aine… la première nuit, cela m’a même un peu géné pour m’endormir.

Cela introduit parfaitement mes quatrièmes et cinquièmes « signes », les plus pénibles… le sommeil interrompu/de mauvaise qualité et l’envie beaucoup plus fréquente d’uriner… alors le jour, ça va encore, si ce n’est que je me fais l’effet d’une mamie qui n’a plus aucune capacité à gérer sa vessie et qui doit aller uriner trois à quatre fois plus souvent que d’habitude des quantités totalement ridicules accompagnées de ce sentiment de ne pas avoir terminé…. Le problème c’est que ça me réveille aussi la nuit depuis maintenant 6 jours.. ça a commencé à J7… et que je n’arrive pas à me rendormir… autant vous dire que j’ai des cernes de folie….. et que je suis crevée la journée…. Super…. en même temps, la progestérone a un effet sédatif donc….

Le 6e signe est la baisse d’appétit… et chez moi, c’est un signe inédit parce que je suis gourmande, j’adore manger et que la norme c’est plutôt de me transformer en dragon si je dois sauter un repas…. là….. depuis le transfert… ben j’ai pas faim…. rien ne me fait envie (à part la glace au lait d’amandes…. complètement frappée la fille). Les repas se succèdent sans que je ressente de faim particulière et, lorsque je mange, je divise mes portions habituelles par 2…. sans me forcer, au contraire… on se rapproche du signe de la nausée.. on en reparlera plus bas….

Le 7e truc bizarre concerne mes seins. Je m’étais habituée à ce qu’ils soient un peu douloureux, essentiellement les tétons depuis la dernière semaine de stim donc je savais que je ne devrais pas trop psychoter sur ce point….. par contre, je les trouve un chouia plus gros, plus lourds (et ça c’est mon signe préféré, celles qui me connaissent le savent 😉 ) et ils sont un peu plus douloureux sur l’ensemble de leur surface….

Le 8e signe, ce sont les boutons... ça aussi (et comme bon nombre des signes que je viens déjà d’évoquer), on peur le mettre sur la liste des effets secondaires traitement FIV et progestérone…. mais franchement, c’est le signe que j’aime le moins…. Je n’ai quasiment pas eu d’acné pendant l’adolescence, j’aimerai ne pas passer la fin de ma 39e année avec des spots partout….. ok, on en est à quelques uns mais ça suffit pour me miner… petite nature que je suis…

à J11 hier matin, j’avais toujours cette très régulière envie d’uriner qui me réveillait la nuit mais en pire car depuis hier matin, un fond nauséeux a fait don apparition, m’empêche de me rendormir et augmente la baisse d’appétit….

So here we are….. à J12….. avec une liste de folie d’effets secondaires qui permettent de rêver et qui, en même temps, sont presque tous sur la liste des effets liés à notre niveau d’hormones dans le corps et notamment à la progestérone…..

C’est vraiment le point d’orgue de l’épreuve de la PMA car en plus, vous psychotez (comme je le fais) sur l’ensemble de ces réactions physiques, presque heureuse alors qu’il est tellement probable que ça ne soit pas lié à une grossesse qui démarre….. Punaise…… la PMA, c’est une épreuve autant physique que psychologique que l’on traverse en se transformant soit même, en devenant plus forte et plus zen pour supporter les hauts et bas réguliers… Je n’aurai pas été aussi cool sans votre soutien et la présence de toute cette belle communauté qui prend soin des siens……. Merci 🙂

L’actu en direct du labo de la vie, épisode 2 à J2

Couchés tard… réveillés (enfin presque) par un numéro inconnu ….émergeant difficilement, l’Hôm prend le téléphone….. Merdeeuuh…..!! c’est le labo qui appelle !! trop tard….ça a raccroché .. on doit les rappeler ..

Quelques essais infructueux plus tard (le stress montant à chaque fois de 2 points…), la biologiste me répond et me donne l’état des lieux à J2:

La biologiste: « ce sont bien 5 embryons qui sont en train de se développer sur les 5 ovocytes micro-injectés, ils sont tous de qualité équivalente, présentant 4 cellules à J2 »

Moi (encore un peu sonnée par ce réveil en fanfare): « …. heu ?… mais hier vous disiez qu’ ils n’étaient plus que 4 … c’est normal Madame ? » (à ce moment là, je suis en train de me dire qu’ils ont du se tromper de dossier en m’appelant ce matin)

La biologiste: « oui, c’est normal, notre premier appel d’hier était un état provisoire, il y en a bien 5 aujourd’hui » Silence….; j’attends la suite….

La biologiste: « donc on prévoit le transfert mardi ou mercredi et on vous rappelle mardi matin pour cela, ok ? »

Moi: (milles idées et calculs en même temps dans la tête) oui, d’accord, donc à mardi….. Bon week end… »

A ce moment là, j’ai besoin de débriefer, calculer et comprendre ce qu’il se passe:

Un bref rappel du processus d’embryogenèse et de nidation s’impose (wouaou, tout ça à 10h30 du mat….)

Le dessin (moi, j’ai besoin d’images pour comprendre 🙂 )

évolution embryon et nidation

Le jour de la ponction (jeudi  matin pour moi), on est au point 0h du schéma: il y a « ovulation » puis, dans les 12h (journée de jeudi), il y a fécondation (pour nous, c’est une FIV IMSI, la fécondation est assistée, les spermatos sont triés et micro-injectés  dans les ovocytes sélectionnés).

Dans les 30h suivant l’ovulation et la fécondation, une première division des cellules s’opére; on a alors dans un même ovocyte deux pro-noyaux qui sont porteurs, pour le 1er, des 23 chromosomes féminins et, pour le 2nd, des 23 chromosomes masculins.. Les pro noyaux vont se réunir et les divisions de l’embryon débuter pour donner un embryon à 46 chromosomes, comme chacun d’entre nous

A ponction + 30h, on a donc un embryon à 2 cellules.

A ponction + 48h donc à J2 (aujourd’hui pour nous), l’embryons continue sa division cellulaire et présente 4 cellules.

J2

En ce moment, nos 5 embryons sont à ce stade de développement.

La suite ?

Ben pas de transfert à J2 pour moi. La biologiste a été claire là dessus, ils me rappellent mardi pour un transfert mardi ou mercredi matin…et je préfère ça pour 2 raisons:

– mon utérus est encore tout chose d’avoir été secoué par la ponction, il est encore assez douloureux et je préfère que le transfert se fasse dans un environnement plus paisible, plus propice à uen éventuelle nidation.

– les recherches que j’ai lues ce matin indiquent que le transfert à J2 est beaucoup plus aléatoire concernant la nidation car, à J2, normalement, les embryons sont encore en chemin dans les trompes et ne sont pas encore prêts pour s’accrocher; la synchro entre l’endomètre et le blasto est optimale entre J5 et J6. Attention, je ne dis pas que les transferts à J2 ne marchent pas, il y a pleins d’exemples de FIV réussies à J2 mais le taux de succès est moindre.

La suite est donc d’attendre le coup de fil de mardi matin; à ce moment là on sera à J5 sur le schéma, en mode blasto normalement prêts pour la nidation.

Je ne suis pas rassurée mais l’est-on jamais en PMA ?

Je pense beaucoup à ces embryons qui poursuivent leur division cellulaire…. et j’espère qu’ils vont tenir…de nombreuses mésaventures en PMA sont arrivées jusque là pour s’y arrêter aussi sec…. J’espère par dessus tout qu’ils vont se développer et peut être pour certains, être congelés (cette opération se fait normalement à partir du J3, demain pour nous).

Voilà… vous savez tout….. encore une fois, il ne nous reste plus qu’à attendre tout en envoyant de l’énergie positive à ces petits œufs magiques…..

Foire aux questions FIV

Je suis tombée sur le site de la Clinique mutualiste de la Sagesse à Rennes (prédestinée pour assurer le suivi de l’infertilité 😉 dans lequel une FAQ assez riche était en place, je me permet de la reproduire ici, pour nous toutes et les futures lectrices/aventurières de la PMA ;

Le traitement:

1. J’ai eu un petit saignement, puis les règles se sont arrêtées et ont repris 2 jours plus tard : quel jour dois-je considérer comme mon premier jour du cycle ? 

De nombreuses femmes ont un petit saignement avant les règles, et il est parfois difficile de dire si les règles ont débuté. On considère généralement dans ce cas que le premier jour est celui où les règles sont abondantes. Commencer le traitement de stimulation avant le vrai début du cycle n’est pas grave, mais toutes les injections faites avant les vraies règles ne serviront à rien.

2. La consigne est de débuter le traitement au 21ème (ou au 23ème) jour du cycle, mais mes cycles sont irréguliers, et parfois longs et j’ai peur de commencer à un mauvais moment. 

Les pré- traitements avant le cycle de FIV débutent au 21ème jour (soit 7 jours avant les règles) pour le Décapeptyl et au 23ème jour (5 jours avant les règles) pour le PROVAMES. Ces dates sont calculées pour un cycle de 28 jours, et il faut en tenir compte si la durée du cycle est différente. Par exemple, pour un cycle de 31 jours, il faudra débuter le DECAPEPTYL au 24ème jour ou le PROVAMES au 26ème jour.
Lorsque les cycles sont vraiment longs, et ovulatoires, il est préférable de se baser sur la courbe de température : les traitements commencent alors au 5ème ou 7ème jour du décalage thermique.
N’hésitez pas à nous montrer la courbe thermique pour vérifier que le moment du démarrage est le bon.
Lorsque les cycles sont très longs et qu’il n’y a pas d’ovulation, votre médecin vous indiquera comment faire. Nous utilisons le plus souvent le Duphaston pour faire venir les règles à date fixe.

3. L’infirmière m’a fait toutes les piqûres du côté droit, est-ce que mon ovaire gauche va bien répondre au traitement ? 

Les produits injectés par voie sous-cutanée n’agissent pas directement : ils diffusent d’abord dans le sang et agissent partout dans l’organisme de la même façon. L’endroit de l’injection n’a aucune influence sur le résultat.

4. Après la fin des injections, il reste un peu de produit dans la seringue, alors qu’il ne devrait plus en rester : est-ce qu’il y a eu une erreur sur les dosages ? 

Les fabricants de produits injectables mettent un peu plus de produit dans les ampoules que la dose indiquée. Il est donc normal qu’il en reste un peu après avoir fini les injections.

5. L’infirmière s’est trompée dans les doses : elle ne m’a injecté de 75 UI au lieu des 225 UI prescrites. Est-ce que cela compromet le résultat de la FIV ? 

Les erreurs de doses peuvent avoir des conséquences fâcheuses, et particulièrement sur les 3-4 premiers jours de stimulation ovarienne. C’est en effet dans cette période que se détermine le nombre de follicules qui vont grossir. Si ce nombre est beaucoup trop élevé, ou au contraire beaucoup trop bas, il est presque impossible de rattraper la situation ensuite, même en adaptant les doses. Dans ces situations, on est souvent obligé d’annuler le cycle.

6. Sur mon ordonnance, on m’a prescrit du MENOPUR 150 UI par jour. Sur le flacon du MENOPUR, il est inscrit que le flacon contient 75 UI de FSH et 75 UI de LH. Est-ce que les UI (unités internationales) s’ajoutent ? Est-ce que je dois faire un ou deux flacons par jour ? 

Le produit qui stimule les ovaires est la FSH. C’est ce composant qui est concerné par la prescription du nombre d’unités internationales (UI). Si on vous prescrit 150 UI, c’est donc 2 flacons de poudre qui doivent être utilisés chaque jour. En revanche, il n’est pas nécessaire d’utiliser 2 flacons de solvant, un seul suffit pour diluer 2 ou 3 flacons de poudre.

La surveillance du traitement

7.      À quoi sert la prise de sang que j’ai faite le soir en même temps que le déclenchement par Ovitrelle ou Gonadotrophines, puisqu’elle n’est dosée qu’après la ponction ? 

Pour comprendre les raisons d’un échec, il est important de connaitre les taux d’hormones le jour du déclenchement. Certains échecs peuvent être en rapport avec une ovulation prématurée, une lutéinisation précoce (montée de progestérone), ou une chute importante du taux d’estradiol. C’est pourquoi, si une prise de sang n’a pas été faite le matin du déclenchement, nous demandons à ce qu’elle soit faite le soir.

Le prélèvement de sperme

8.      Mon mari éprouve parfois de sérieuses difficultés pour faire les spermogrammes, et il est très stressé à l’idée d’avoir à faire un prélèvement de sperme le jour de la ponction. Nous avons tous les deux la crainte qu’il n’y arrive pas et que cela empêche la FIV. 

Si des difficultés de prélèvement de sperme sont prévisibles, il est préférable d’avertir à l’avance le laboratoire de FIV, car différentes solutions peuvent être proposées : faire le prélèvement en couple au laboratoire, ou à domicile le matin de la ponction, ou réaliser à l’avance une congélation du sperme.

9.      J’ai lu sur le livret d’information que la qualité du sperme pouvait être altérée par une forte fièvre. Or mon mari a eu une forte angine la semaine dernière avec de la température pendant 3 jours. Est-ce cela peut compromettre les résultats de la FIV ? 

Une fièvre très élevée, à 40° ou plus, peut provoquer une baisse spectaculaire et assez durable de la qualité du sperme. Ce n’est pas le cas des fièvres modérées. En cas de doute, il est préférable de refaire un spermogramme avant la ponction. En réalité, la seule situation réellement problématique est celle où la fièvre a entrainé une azoospermie (absence complète de spermatozoïdes) et ceci n’est pas fréquent. Dans les autres situations, il est toujours possible de faire la FIV, même avec une altération importante du spermogramme, en utilisant les techniques de micro-injection

10.   Mon mari doit subir une petite intervention avec une anesthésie générale peu de temps avant la tentative de FIV. Cela risque-t-il de modifier la qualité du sperme ? 

Les médicaments susceptibles d’altérer la qualité du sperme sont peu nombreux et ne sont pas d’utilisation courante chez les hommes jeunes. Les produits utilisés pour l’anesthésie sont sans problème, de même que la plupart des antibiotiques, des antalgiques et des anti-inflammatoires. Les produits qui peuvent poser des problèmes sont certains anti-ulcéreux, certains antiépileptiques, les anti-rétroviraux, la Salazopyrine, les hormones anabolisantes (dopage), certains anti-fungiques (Nizoral), la Colchicine et la chimiothérapie anti-cancéreuse. En cas de doute, n’hésitez pas à demander à votre gynécologue.
L’hygiène de vie est également importante, le tabagisme, l’abus d’alcool, les drogues, l’exercice physique trop intensif, les bains chauds ont un effet défavorable sur la qualité du sperme.

Le prélèvement des ovocytes et la réimplantation des embryons

11.   Je n’ai pas bien compris la différence entre les follicules et les ovocytes. Lors de la dernière échographie, le médecin m’a dit que j’avais 12 follicules mais je n’ai eu que 5 ovocytes à la ponction. 

Les follicules sont des petites poches de liquide à l’intérieur des ovaires, qui grossissent régulièrement au cours du cycle et qui sont bien visibles en échographie : les plus gros mesurent environ 2 cm au moment de la ponction..
L’ovocyte est la cellule qui donnera un embryon lorsqu’elle sera fécondée par un spermatozoïdes : elle est très petite, environ un dixième de millimètre. L’ovocyte n’est donc pas visible en échographie, et il n’y a aucun moyen de savoir, en regardant un follicule en échographie, s’il contient ou non un ovocyte..
Lorsqu’on ponctionne les follicules, on aspire le liquide du follicule en espérant trouver un ovocyte dedans, mais on ne peut jamais en être certain tant que le laboratoire n’a pas examiné le liquide sous microscope.
En moyenne, on trouve un ovocyte dans la moitié des follicules ponctionnés, mais il y a beaucoup de chance d’en trouver dans les grands follicules (75% en moyenne)) que dans les petits (25% en moyenne). D’importantes différences existent entre les personnes : avec le même résultat échographique et hormonal, certaines auront 15 ovocytes et d’autres 3, sans que l’on sache exactement pourquoi.

12.   Quand j’ai appelé pour avoir mes résultats, l’infirmière m’a dit qu’il fallait tout arrêter parce que j’avais une mauvaise réponse au traitement de stimulation, et qu’il fallait que je reprenne un rendez-vous avec mon gynécologue. Je ne comprends pas pourquoi on ne peut pas faire de ponction alors qu’il y avait des follicules visibles sur les ovaires en échographie. 

En moyenne, pour 2 follicules on recueille un ovocyte, et il faut 2 ovocytes en moyenne pour avoir un embryon. Avec moins de 3-4 follicules de taille correcte, il devient donc peu probable d’avoir des embryons.
Lors de l’analyse des résultats, il est également tenu compte du taux d’hormone dans le sang, et en particulier de l’estradiol. Les résultats de la FIV ne sont pas bons si les taux d’estradiol sont à moins de 1000 en protocole agoniste (Décapeptyl) ou à moins de 500 en protocole antagoniste (Cetrotide-Orgalutran).

13.   Bien que j’ai eu 7 ovocytes à la ponction, et que le sperme de mon conjoint soit normal, il n’y a pas eu de fécondation et pas d’embryon. Est-que cela veut dire qu’il y a une incompatibilité entre nous ? 

Il n’existe pas d’incompatibilité entre les ovocytes et les spermatozoïdes. L’échec de fécondation peut être lié à la qualité des ovocytes, à celui des spermatozoïdes, ou peut être parfaitement inexpliqué. Généralement, la tentative suivante est faite avec une micro-injection (ICSI), même si le sperme parait normal.

14.   Lorsque j’ai appelé le laboratoire deux jours après la ponction pour avoir le résultat, la personne du laboratoire m’a dit que je n’avais que deux embryons. Je suis très déçue car j’avais eu 12 ovocytes à la ponction. 

Le taux de fécondation « normal » est de 50%, c’est-à-dire que la moitié des ovocytes en moyenne donne des embryons. Mais il est très variable d’une personne à l’autre, et même parfois d’un cycle à l’autre chez la même personne. En fait, le point le plus important est la qualité des embryons, qui est plus importante que le nombre.

15.   Quand nous avons discuté avec le gynécologue et le biologiste du nombre d’embryons à réimplanter, ils nous ont conseillé de n’en mettre qu’un seul, à cause du risque de grossesse gémellaire. Mais, mon mari et moi, ça ne nous fait pas peur d’avoir des jumeaux, bien au contraire. 

Beaucoup de couples en FIV souhaiteraient plutôt une grossesse gémellaire qu’une grossesse unique, parce qu’ils ont beaucoup attendu la grossesse et qu’ils se disent que cela ne se répétera peut-être pas. Les obstétriciens ne partagent pas ce point de vue, parce que les grossesses gémellaires augmentent beaucoup le risque de fausse couche tardive et d’accouchement très prématuré.
La grande prématurité expose au risque de perdre l’enfant ou de lui laisser un handicap sérieux.
Pour ces raisons, les médecins préfèrent favoriser les grossesses uniques, en transférant un seul embryon, quand cette situation ne diminue pas les chances de grossesse. Ceci est vrai par exemple pour un transfert d’un bel embryon, chez une femme de moins de 38 ans, lorsqu’une congélation des embryons non transférés est possible.

16.   Lors du transfert, la personne du laboratoire avait l’air de trouver que les embryons obtenus n’étaient pas très beaux : qu’est-ce que cela signifie exactement ? 

Ce que les biologistes appellent la qualité d’un embryon, c’est la probabilité que l’embryon s’implante pour donner une grossesse. Un « bel » embryon aura donc plus de chance de donner une grossesse qu’un embryon plus médiocre. En revanche, ceci n’a aucune conséquence sur la qualité de l’enfant à naître : un embryon « moyen » donnera un aussi beau bébé qu’un embryon « parfait ».

17.   Après la ponction, j’ai eu une hyperstimulation importante, avec le ventre très gonflé, et les médecins m’ont dit qu’il était préférable de ne pas faire de transfert d’embryon sur le cycle et de faire une congélation des embryons. Je suis très déçue d’avoir fait tout cela pour rien, d’autant que j’ai beaucoup d’embryons de qualité. 

L’hyperstimulation importante est toujours aggravée par une grossesse débutante : elle est plus grave et dure beaucoup plus longtemps. Le risque de faire une phlébite (caillot dans les veines) est également supérieur. Dans ces conditions, l’équipe FIV préfère le plus souvent congeler les embryons obtenus pour les réimplanter sur un autre cycle, après disparition des signes d’hyperstimulation.

Après le transfert d’embryons

18.   Depuis que j’ai eu le transfert d’embryons, je ne sais pas très bien ce que je dois faire ou ne pas faire pour augmenter les chances de grossesse. J’ai peur de faire quelque chose qui provoquerait un rejet de l’embryon. 

Le repos après ponction et transfert diminue les douleurs abdominales, mais n’augmente pas les chances de grossesse. Ne vous compliquez pas la vie, vivez normalement. Il est simplement recommandé d’éviter les rapports sexuels pendant 3 jours après le transfert, pour ne pas donner de contractions utérines. Ce qui est important pour les chances de grossesse, c’est la qualité et le nombre d’embryons replacés lors du transfert et le traitement par progestérone après le replacement des embryons.

19.   Le résultat du 1er bétaHCG est à 8 : je ne sais pas si c’est positif ou négatif, parce qu’il est écrit sur la feuille du laboratoire que c’est négatif en dessous de 6. 

Le 1er bêta-HCG plasmatiques est normalement supérieur à 30 pour une grossesse simple et à 200 pour une grossesse gémellaire. Un résultat inférieur à 10 est considéré comme négatif. Entre 10 et 20, il y a eu un début de grossesse, mais généralement l’évolution n’est pas favorable, et l’arrêt de la grossesse très rapide.

20.   Le résultat du 1er b-HCG plasmatiques à J12 était bon à 78 mais le second à J16 n’est qu’à 126 : est-ce normal ? 

Le taux de croissance des bêta-HCG plasmatiques doit être très rapide (au minimum il doit doubler tous les 2 jours). Ici le 2ème dosage à J16 aurait du dépasser 300 UI. Lorsque la courbe de croissance des bêta-HCG plasmatiques n’est pas rapide, il n’y a aucun espoir d’évolution favorable pour cette grossesse.

21.   J’ai eu un transfert de deux embryons, mais ça n’a pas marché et mon test de bêta-HCG plasmatiques est négatif. Je ne comprends pas à quel moment j’ai perdu les embryons, parce que je n’ai rien senti. 

Quand il n’y a pas de grossesse après un transfert, cela signifie que les embryons replacés dans l’utérus ne se sont pas implantés. L’implantation est un phénomène qui a lieu normalement vers le 6ème jour après le prélèvement des ovocytes, soit au 4ème jour après le transfert. A ce stade, les embryons ne mesurent qu’un 1/10ème de millimètre. Dans la plupart des cas, les embryons qui ne s’implantent pas ne sont déjà plus vivants à cette date. Ils sont éliminés spontanément dans les jours qui suivent le transfert, et comme il s’agit de cellules microscopiques, il est impossible de se rendre compte de leur élimination. Ce phénomène n’a rien de commun avec une fausse-couche.

22.   Je ne comprends pas pourquoi ça n’a pas marché, alors que le biologiste m’a dit au moment du transfert que les embryons étaient très beaux. 

Les biologistes n’ont aucun moyen fiable pour déterminer si un embryon est capable de donner une grossesse. Nous savons seulement définir des critères qui permettent d’avoir une idée de leur probabilité de s’implanter. En fonction de ces critères, il est possible de dire si un embryon a une bonne chance de donner une grossesse ou non. Mais même lorsqu’un embryon est jugé parfait, ses chances de donner une grossesse ne dépassent probablement pas 30%.

23.   Depuis que j’ai débuté ma grossesse, j’ai presque tout le temps mal au ventre, comme des douleurs de règles, et ça m’inquiète beaucoup. 

Les douleurs abdominales sont très fréquentes en début de grossesse, car l’utérus est mou et gonflé, et il grossit très rapidement. Ces douleurs ne sont pas inquiétantes et ne font pas courir de risque de fausse-couche.

24.   Ma grossesse avait l’air de se passer normalement, mais j’ai eu hier soir une perte de sang, et j’ai peur de faire une fausse-couche. 

Environ 30% des grossesses normales présentent des pertes de sang pendant les premiers mois. Ces pertes de sang sont dues à l’activité du trophoblaste (le futur placenta), qui doit perforer la muqueuse utérine pour rentrer en contact avec les vaisseaux de l’utérus. Elles sont indolores, durent rarement plus de 2-3 jours et sont généralement peu abondantes. Elles peuvent aussi survenir après un rapport sexuel, car le col est plus fragile pendant la grossesse. Généralement, il est proposé de faire une échographie, pour vérifier qu’il ne s’agit pas d’une fausse-couche, et que l’embryon est toujours vivant.

Après les définitions, explication du process et taux de réussite des FIV

Chaque tentative de FIV est précédée de consultations avec le gynécologue, le biologiste, le médecin anesthésiste et les infirmières et médecins du Centre de PMA.

Pour nous, il s’agit du Centre des Diaconesses à Paris 12e.

Pour améliorer la possibilité de fécondation et les chances de grossesse, il est préférable d’obtenir au cours du cycle de FIV plusieurs ovocytes matures.

Il va donc falloir :
– stimuler les ovaires
– déterminer avec précision le moment de l’ovulation.

Actuellement, la stimulation ovarienne est précédée puis accompagnée par un blocage du fonctionnement de l’hypophyse. Ce blocage est réalisé à l’aide de produits appelés analogues de la LH-RH (Supréfact, Décapeptyl, Enantone, Zoladex) soit par voie intramusculaire (IM) soit par voie sous-cutanée (SC).

J’ai du bol, pour moi, ça sera par spray nasal…. pas encore de piqure à ce stade là 🙂

Bon après ça se gâte….

La stimulation ovarienne proprement dite est assurée par des injections IM ou SC. Les produits actuellement disponibles sont Humégon, Métrodin HP, GonaleF (le mien, piqûres sous forme de stylo pour pouvoir le faire soi même), Purégon, Fertiline.

Le déclenchement de l’ovulation se fera par une injection IM d’hormones choriono-gonadotrophiques (HCG) à 5 000 unités en principe.

Le prélèvement d’ovocytes appelé aussi ponction sera pratiqué 34 à 36 heures après l’injection d’HCG. Il se fait au bloc opératoire à l’aide d’une aiguille introduite au fond du vagin amené au contact de l’ovaire sous contrôle échographique. L’intervention a lieu sous anesthésie (générale pour moi, ;-).

La surveillance est donc triple :

1) échographique – mesure de la croissance des follicules

2) clinique – examen de la glaire cervicale

3) biologique – prise de sang pour dosages hormonaux

La FIV proprement dite :
Au Laboratoire, on isole les ovocytes dans le liquide folliculaire et on les installe dans un milieu nutritif pendant quelques heures. En parallèle a lieu le recueil du sperme puis sa « préparation » au laboratoire après le prélèvement d’ovocytes ou avant, selon les situations.

Les spermatozoïdes sont séparés du plasma séminal et les plus mobiles sont sélectionnés. Puis, les ovocytes sont mis en présence des spermatozoïdes dans un liquide nutritif gardé dans l’étuve à 37 degrés. Ce liquide est renouvelé le lendemain.

48 heures après le prélèvement, on a en général plusieurs embryons à 2, 3 ou 4 cellules. Lorsque l’embryon a atteint ce stade, on peut le transférer dans l’utérus.

La micro injection ou ICSI (notre protocole) = IntraCytoplasmic Sperm Injection :

Les taux de fécondation (= nombre d’embryons obtenus rapporté au nombre d’ovocytes fécondables) (à ne pas confondre avec le taux de grossesse ou le taux d’accouchement) sont de l’ordre de 50 à 60 % en FIV classique.

Les échecs de fécondation sont fréquemment associés à des altérations de la fécondance des spermatozoïdes repérables au spermogramme ou au cours de bilans plus approfondis de la fonction spermatique (acrotest, bilan immunologique). Ces échecs peuvent bénéficier de l’apport de l’ICSI. La méthode consiste à injecter sous microscope le spermatozoïde directement dans l’ovocyte. Le potentiel génétique du spermatozoïde ou de l’ovocyte n’est pas touché par cette méthode. Les malformations génétiques qui surviendraient ne peuvent être incriminées à cette méthode selon lavis des spécialistes.

+/- 10 % des ovocytes ne supportent pas la micro injection et ne continuent plus à se développer.

L’ICSI est donc réservée à des cas particuliers tels que les oligoasthénotératospermies sévères (c’est nous), les échecs de fécondation en FIV classique et certaines stérilités d’ordre immunologiques.

Le diagnostic de grossesse :

15 jours après le transfert embryonnaire, une prise de sang (dosage B-HCG) est effectuée pour savoir si la grossesse a débuté.

Si ce dernier est positif, une 2e prise de sang est effectuée la semaine suivante pour contrôler l’évolution de la grossesse.

Une première échographie est prévue à 6-7 semaines d’aménorrhée (absence de règles) ainsi qu’une consultation.

En cas d’échec, les règles surviennent en général 10-20 jours après le transfert d’embryon.

Une nouvelle tentative ne pourra être envisagée avant 1-3 mois et seulement après une consultation où seront évoquées les causes possibles de l’échec et les modalités de la prochaine tentative.

Au bout du compte, pour 100 couples qui débutent un traitement par FIV :
– il y aura environ 90 ponctions
– dans 70 % des cas, on obtiendra des embryons
– 16 femmes environ débuteront une grossesse
– 12 femmes aboutiront à la naissance dau moins un enfant vivant et en bonne santé.

Bon, voilà…. c’est plus clair pour tout le monde ?

Une fois que nos trois rdv seront faits (le 1er demain midi et le dernier entre fin Avril et mi mai), nous saurons poser des dates sur ces étapes !

Lexique de la Procréation Médicalement Assistée

Il est plus que temps de vous proposer un lexique et des définitions concernant les termes barbares que vous allez croiser dans mon Blog 🙂

Commençons par le commencement…

L’aventure que je vais vous faire vivre ici, en temps réel avec nous est celle d’une AMP: Assistance à la Procréation Médicale (ou PMA voir plus bas)

Quelques uns de nos matériaux pour concevoir un BB n’étant pas ok et ne permettant pas d’insémination artificielle

« L’insémination est la technique d’assistance médicale à la procréation (AMP) la plus simple et la plus ancienne. Elle consiste à introduire du sperme dans l’appareil génital féminin. Le plus souvent, un traitement de stimulation ovarienne préalable est prescrit afin de déclencher une ovulation et permettre le développement d’un ou deux follicules (voire trois selon les circonstances). La croissance folliculaire est ensuite contrôlée lors d’échographies et prises de sang (pour suivre les taux hormonaux). L’insémination est programmée lorsque les follicules sont matures. »

……Nous sommes directement envoyés en protocole FIV ICSI

FIV: Fécondation In Vitro ou IVF : In Vitro Fertilisation

FIV ICSI: FIV IntraCytoplasmic Sperm Injection ou encore « Super FIV » avec micro-injection d’un spermatozoïde dans l’ovocyte

Quelle est la différence ?

« Sur le fond, ces deux techniques sont similaires, la fécondation se déroulant « in vitro ». Dans le cas d’une FIV classique, chaque ovocyte est mis en culture passive avec 20 000 à 30 000 spermatozoïdes. Les spermatozoïdes mobiles viennent spontanément au contact de l’ovocyte, mais un seul d’entre eux le fécondera.

La micro-injection ovocytaire ne nécessite, elle, que quelques milliers de spermatozoïdes, beaucoup moins que pour la FIV. Le biologiste concentre les formes les plus mobiles, puis pratique une micro-injection pour chaque ovocyte fécondable. »

En fait, plus le spermogramme est « mauvais » plus la possibilité de se voir proposer une FIV IMSI existe: FIV Morphologically Selected Sperm Injection

« Super FIV ICSI » avec sélection morphologique du spermatozoïde au microscope

Ici, notre facteur d’infertilité est masculin et porte un nom encore moins clair que les autres : l’OATS.

Pourquoi un nom pareil ? parce que les ennuis sont à choix multiples dans cette situation:

Oligo-Asthéno-(A)zoo-Térato-Spermie, pouvant être ATS, OAS, OTS etc… L’analyse par spermogramme permet de diagnostiquer plus finement la part de chaque « ennui »

→ Azoospermie: absence totale de spermatozoïdes dans l’éjaculat

→ Oligospermie: Faible concentration de spermatozoïdes dans l’éjaculat (moins de 20 millions par ml)

→ Asthénospermie: Mobilité insuffisante des spermatozoïdes

→ Teratospermie: Trop faible proportion de spermatozoïdes normaux (typiques), trop d’atypiques

Ok, ok, ok…on devient très intimes ici … et vas y qu’on se parle de sperme et d’ovules comme on échangerai des recettes de cuisine…. mais finalement, c’est un des apprentissages de cette aventure: la conception semble perdre ici un peu de sa magie, de sa superbe…. pour gagner en pragmatisme, analyse pointue et scientifique….

Je dis bien « semble perdre » car rien ne dit que le voyage n’en sera pas aussi beau… si ce n’est plus 😉

Donc nous aurons plusieurs acteurs en présence :

Des follicules ovariens (les miens, ça semble ok): Cellules contenant l’ovocyte étant eux même les cellules (ou gamètes) reproductrices de la femme.

Des spermatozoïdes (ok tout le monde sait de quoi il s’agit mais allons au bout de l’exercice): cellules (ou gamètes) reproductrices de l’homme; ceux de Yann, triés sur le volet 😉

Tout cela mobilisé par une PMA: Procréation Médicale Assistée

Dont on souhaite qu’elle nous conduise à une grossesse vérifiée, 12 jours après transfert d’embryons plus ou moins développés (appelés Blastocystes à leur 5e jour de développement) par une prise de sang établissant le dosage en HCG ou béta-HCG:

Human Chrorionic Gonadotrophin = Hormone sécrétée pendant la grossesse

Elle et pas belle la vie ?……….