Après les définitions, explication du process et taux de réussite des FIV

Chaque tentative de FIV est précédée de consultations avec le gynécologue, le biologiste, le médecin anesthésiste et les infirmières et médecins du Centre de PMA.

Pour nous, il s’agit du Centre des Diaconesses à Paris 12e.

Pour améliorer la possibilité de fécondation et les chances de grossesse, il est préférable d’obtenir au cours du cycle de FIV plusieurs ovocytes matures.

Il va donc falloir :
– stimuler les ovaires
– déterminer avec précision le moment de l’ovulation.

Actuellement, la stimulation ovarienne est précédée puis accompagnée par un blocage du fonctionnement de l’hypophyse. Ce blocage est réalisé à l’aide de produits appelés analogues de la LH-RH (Supréfact, Décapeptyl, Enantone, Zoladex) soit par voie intramusculaire (IM) soit par voie sous-cutanée (SC).

J’ai du bol, pour moi, ça sera par spray nasal…. pas encore de piqure à ce stade là 🙂

Bon après ça se gâte….

La stimulation ovarienne proprement dite est assurée par des injections IM ou SC. Les produits actuellement disponibles sont Humégon, Métrodin HP, GonaleF (le mien, piqûres sous forme de stylo pour pouvoir le faire soi même), Purégon, Fertiline.

Le déclenchement de l’ovulation se fera par une injection IM d’hormones choriono-gonadotrophiques (HCG) à 5 000 unités en principe.

Le prélèvement d’ovocytes appelé aussi ponction sera pratiqué 34 à 36 heures après l’injection d’HCG. Il se fait au bloc opératoire à l’aide d’une aiguille introduite au fond du vagin amené au contact de l’ovaire sous contrôle échographique. L’intervention a lieu sous anesthésie (générale pour moi, ;-).

La surveillance est donc triple :

1) échographique – mesure de la croissance des follicules

2) clinique – examen de la glaire cervicale

3) biologique – prise de sang pour dosages hormonaux

La FIV proprement dite :
Au Laboratoire, on isole les ovocytes dans le liquide folliculaire et on les installe dans un milieu nutritif pendant quelques heures. En parallèle a lieu le recueil du sperme puis sa « préparation » au laboratoire après le prélèvement d’ovocytes ou avant, selon les situations.

Les spermatozoïdes sont séparés du plasma séminal et les plus mobiles sont sélectionnés. Puis, les ovocytes sont mis en présence des spermatozoïdes dans un liquide nutritif gardé dans l’étuve à 37 degrés. Ce liquide est renouvelé le lendemain.

48 heures après le prélèvement, on a en général plusieurs embryons à 2, 3 ou 4 cellules. Lorsque l’embryon a atteint ce stade, on peut le transférer dans l’utérus.

La micro injection ou ICSI (notre protocole) = IntraCytoplasmic Sperm Injection :

Les taux de fécondation (= nombre d’embryons obtenus rapporté au nombre d’ovocytes fécondables) (à ne pas confondre avec le taux de grossesse ou le taux d’accouchement) sont de l’ordre de 50 à 60 % en FIV classique.

Les échecs de fécondation sont fréquemment associés à des altérations de la fécondance des spermatozoïdes repérables au spermogramme ou au cours de bilans plus approfondis de la fonction spermatique (acrotest, bilan immunologique). Ces échecs peuvent bénéficier de l’apport de l’ICSI. La méthode consiste à injecter sous microscope le spermatozoïde directement dans l’ovocyte. Le potentiel génétique du spermatozoïde ou de l’ovocyte n’est pas touché par cette méthode. Les malformations génétiques qui surviendraient ne peuvent être incriminées à cette méthode selon lavis des spécialistes.

+/- 10 % des ovocytes ne supportent pas la micro injection et ne continuent plus à se développer.

L’ICSI est donc réservée à des cas particuliers tels que les oligoasthénotératospermies sévères (c’est nous), les échecs de fécondation en FIV classique et certaines stérilités d’ordre immunologiques.

Le diagnostic de grossesse :

15 jours après le transfert embryonnaire, une prise de sang (dosage B-HCG) est effectuée pour savoir si la grossesse a débuté.

Si ce dernier est positif, une 2e prise de sang est effectuée la semaine suivante pour contrôler l’évolution de la grossesse.

Une première échographie est prévue à 6-7 semaines d’aménorrhée (absence de règles) ainsi qu’une consultation.

En cas d’échec, les règles surviennent en général 10-20 jours après le transfert d’embryon.

Une nouvelle tentative ne pourra être envisagée avant 1-3 mois et seulement après une consultation où seront évoquées les causes possibles de l’échec et les modalités de la prochaine tentative.

Au bout du compte, pour 100 couples qui débutent un traitement par FIV :
– il y aura environ 90 ponctions
– dans 70 % des cas, on obtiendra des embryons
– 16 femmes environ débuteront une grossesse
– 12 femmes aboutiront à la naissance dau moins un enfant vivant et en bonne santé.

Bon, voilà…. c’est plus clair pour tout le monde ?

Une fois que nos trois rdv seront faits (le 1er demain midi et le dernier entre fin Avril et mi mai), nous saurons poser des dates sur ces étapes !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s